Pour la 3ème année consécutive, Dolist dévoile les résultats de son enquête annuelle sur les pratiques et projets à venir des annonceurs français en matière d’e-mail marketing : Collecte et gestion des contacts, méthodes d’optimisation de campagnes, délivrabilité et stratégies multicanales, analyse statistique, ROI, politiques budgétaires et objectifs 2012…
Plus de 500 professionnels français ont participé au moyen d’un questionnaire online à cette 3ème édition, dont Atos, BNP Paribas, Bouygues Telecom, CCI de Versailles, CDiscount, CDT 35, Deezer, Editions Tissot, ERDF, FNAC, France Loisirs, Honda Motor, IBM, IFOP, IPSOS, La Poste, M6 Web, MMA, Monsieur Bricolage, Orange, ORPI, Pierre Fabre, Prisma Presse, RATP, Reed Exposition, Schneider Electric, Sephora, Vacanciel…
La collecte de contacts encore difficile
Certaines bonnes méthodes de recrutement de contacts sont mieux assimilées par les professionnels français (63% via le site Internet, 41% via les événements, etc.) et 64% utilisent désormais leurs fichiers clients pour leurs communications par e-mail. Mais, malgré une baisse de certaines mauvaises pratiques, celles-ci perdurent. A titre d’exemples, 23% pratiquent l’échange et 15% l’achat de fichiers. Le développement des bases de données reste donc une problématique importante pour les professionnels français qui favorisent encore le système D.
Le suivi des performances : un dilemme qui perdure
Le suivi des performances de campagnes e-mails n’apparait pas comme le point fort des annonceurs français qui se concentrent sur des indicateurs généralistes et notamment sur le taux d’ouverture (pour 75% d’entre eux) pourtant peu représentatif. Le nombre de plaintes est quant à lui pris en considération par seulement 26% de professionnels. Et pour ce qui est du suivi des objectifs de transformation (ventes, inscriptions, prises de rendez-vous, etc.), ils sont 43% à réellement suivre le taux de transformation et 35% seulement à calculer le chiffre d’affaires généré.
Une baisse de la pression portée sur les contacts
Les grandes fréquences d’envoi de messages e-mails (plus de 6 messages par contact et par mois) sont en baisse. Les envois de plus de 8 messages mensuels par contact ont même chuté de 43% entre 2009 et 2011. Les professionnels français semblent prendre conscience de l’impact néfaste d’une pression commerciale trop élevée. Un pas en avant vers le conseil désormais fréquent « Envoyer moins mais envoyer mieux ».
Vers une meilleure intégration technique de l’e-mail marketing
58% des professionnels français n’ont pas mis en place les techniques nécessaires à la connexion de leurs systèmes d’information (ERP, CRM ou e-commerce) avec leurs bases de données dédiées à l’e-mail marketing. Pourtant, gain de temps et de précision ainsi que meilleure fluidité et mise à jour de l’information comptent parmi les enjeux de cette pratique. Et les annonceurs l’ont bien compris. En effet, cette pratique connait une progression de 48% en deux ans et, aujourd’hui, 21% des interrogés l’envisagent dans leurs projets à venir.
Des budgets qui se stabilisent
Malgré son statut d’ancien outil du webmarketing, l’e-mail marketing séduit toujours autant de professionnels. Ils sont en effet 47% à conserver en 2012 le même budget qu’en 2011 et 42% ont augmenté leur investissement entre 10 et 30%, soit 20% de plus que l’année dernière. Les intentions de forte augmentation (de plus de 30% du budget) chutent toutefois de 66% en deux ans mais les intentions de baisse ne réunissent quant à elles que 4% des professionnels. Des chiffres qui traduisent une certaine maturité du canal e-mail.
La qualification des contacts : LA stratégie à suivre en 2012
La qualification des contacts est, selon les professionnels français, la stratégie n°1 de l’année 2012 et gagne deux places dans le classement par rapport à l’année précédente. Le développement de contenus pertinents arrive de son côté en 2ème place alors que le ciblage comportemental, vainqueur en 2011, descend quant à lui à la 3ème place.
Les annonceurs souhaitent donc mieux connaître leurs contacts. Mettre en adéquation les attentes et centres d’intérêt des individus et les contenus des messages e-mails est justement au cœur des stratégies e-mail marketing actuelles. Cette bonne pratique a pour effet de stimuler les performances de campagnes, de renforcer la relation et l’engagement des contacts.
« Les professionnels français sont sans conteste de plus en plus avertis en matière d’e-mail marketing », avance Jean-Paul Lieux, directeur associé de Dolist. « Mais la professionnalisation du canal e-mail ces dernières années rend les bonnes pratiques à mettre en œuvre plus nombreuses et complexes. Fini l’image du canal économique et rentable sans efforts. Les annonceurs se responsabilisent donc davantage et c’est une image plutôt positive de l’orientation du secteur qui se dessine, même si un gros travail de sensibilisation et d’accompagnement est encore à réaliser », conclut-il.
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commentaires (1)
Ombeline Emailvision, le 28 mars 2012, 15h03
Customer Intelligence
L’une des grandes tendances à prendre en compte est clairement l’exploitation des données clients en sa possession via des solutions de Customer Intelligence. La segmentation est un facteur important pour une campagne de marketing online réussie. Récolter des données est primordial, mais inutile si elles ne sont pas exploitées. La Customer Intelligence permet d’effectuer des requêtes croisées à partir de ces données afin d’affiner le ciblage en fonction de comportements et d’augmenter le taux d’ouverture de 30%. Bien plus qu’une campagne email réussie, la sélection pointue des destinataires renforce la relation qu’ils entretiennent avec la marque.
Ensuite, bien sûr, le nombre croissant des emails consultés via un appareil mobile…Les comportements des destinataires sont bien différents dans une situation de mobilité que ceux relevés chez des personnes assises devant un ordinateur : baisse de l’attention, temps réduit… le message doit ainsi être adapté afin de ne pas perdre une cible mobile.
Ombeline Blondel, Marketing Manager Europe du Sud, Emailvision
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